A la mémoire de notre fille Rachel,
qui nous a quitté beaucoup trop tôt
Rachel pour son dernier anniversaire
TOI MA FILLE (chanté par Véronique)
Au cours de notre carrière professionnelle, nous avons vécu en Allemagne,
en France et en Angleterre.
En tant que retraités, nous avons acheté l'ancienne maison abbatiale
à Saint-Sever-de-Rustan en août 2020 et ainsi de suite
nous nous sommes installés à Saint-Sever-de-Rustan.
L'ancienne maison abbatiale,
malheureusement, elle n'est pas dans l'état que nous aurions souhaités avoir.
Nous avons commencés une rénovation qui va probablement nous occuper pendant un certain temps. Jusque-là, nous vivons sur un chantier.
La vieillesse forme la jeunesse.
fête des anniversaire le 12. Septembre 2021
Voici l'histoire et la description trouvées dans les archives de Tarbes :
(historique)
Jusqu'à la fin du 17e siècle cette maison et ses dépendances appartiennent à des habitants de Saint-Sever.
Le 11 mars 1694 les moines passent un accord avec leur abbé : ils lui rachètent son logis abbatial, alors en mauvais état, situé dans l'angle nord-est de l'abbaye, avec l'engagement de lui faire construire une maison hors du monastère. L'accord stipule que cette future construction sera faite dans les six années suivant l’acte.
Elle devra comporter : une salle basse, cuisine, office, cave, deux chambres en haut avec cabinet et galetas, et être couverte en tuiles canal.
Il s’agit alors pour les bénédictins d‘éloigner de la clôture monastique un abbé dont la présence occasionne des frictions et met en péril le respect de la règle bénédictine.
En 1698 les Mauristes achètent au sieur Réau un terrain portant une maison et des bâtiments en ruine, sur lesquels ils font construire le nouveau logis abbatial achevé en 1702. Le bâtiment est partiellement représenté sur le plan de l’abbaye en 1701 ; on y voit alors quatre pièces en rez-de-chaussée, le trois premières de dimensions semblables et la dernière, vers l’est, plus petite.
Durant le 18e siècle l'abbé réside dans son logis lors de ses visites à Saint-Sever, la maison étant aussi occupée par un locataire. Des accords prévoient que les moines peuvent aussi occuper les lieux, à charge d'entretien, en l'absence de l'abbé et que ce dernier pourra prendre dans le bois des religieux tous les matériaux nécessaires aux travaux de sa maison et faire porter son grain à moudre au moulin de l'abbaye.
Un acte de 1724 décrit ainsi le nouveau logis abbatial,
"consistant en deux chambres hautes avec un cabinet, un grenier au-dessus d’icelles ; en deux chambres basses avec une cave sous le degré, des murailles du côté du midy non couvertes pour des écuries, la basse-cour fermée de murailles, le tout bâti à chaux et sable ; le corps de la maison abbatiale couverte de tuile à canal, le tout fermé par un portail, les chambres planchées et fermées avec leurs portes à clef".
Vendu vraisemblablement lors de la Révolution comme bien national, la maison devient au 19e siècle la propriété de particuliers.
Le souvenir d'une ancienne propriété ecclésiastique s'est conservé chez quelques habitants qui voient dans cette maison un ancien ""prieuré"" ou un ""presbytère"".
La matrice cadastrale porte mention de travaux d'extension (peut être des communs) en 1884.
Dans les années 1950 la maison est entièrement modifiée par son nouveau propriétaire :
reprise des ouvertures extérieures, des cloisonnements et plafonnages, enduits. Avant ces travaux le rez-de-chaussée comportait essentiellement une grande cuisine et le premier étage trois grandes pièces très hautes de plafond. L'une d'elle possédait un plafond composé de petits caissons de bois peints.
(historique)
Cet ensemble bâti se compose d'une vaste habitation de plan rectangulaire dont les pignons sont à l'est et à l'ouest. L'élévation nord est établie le long de la rue traversant Saint-Sever en direction du pont, l'élévation sud donne sur une cour intérieure.
On pénètre dans cette dernière par un portail ouvert à l'ouest. La cour est fermée, du côté opposé au portail, par un ensemble de dépendances à un étage, perpendiculaires à l’habitation. Elles comprennent : un ancien chai et cave dont le pressoir occupe l'angle nord-est du bâti, une écurie et une grange.
Un puits devait exister dans la cour, recouvert par une dalle de béton.
Les façades du logis, composé d'un rez-de-chaussée et d'un étage, sont intégralement crépies au ciment, toutes les fenêtres sont contemporaines, à encadrements de ciment.
La base du toit, à quatre pans, a conservé sa corniche ""génoise"" à deux rangs.
Les dépendances sont bâties en murs de galets avec quelques rangées de briques, recouverts d'enduits ocre.
Certains éléments de portes du 18e siècle ont été récupérées par une famille du village.
Murs Matériau : grès
Matériau : brique
Revêtement : crépi
Mise en œuvre : galet
Toit tuile creuse
Plan plan rectangulaire régulier
Étage rez-de-chaussée
1 étage carré
étage de comble
Couverture Forme : toit à plusieurs pans ;
Statut de la propriété propriété privée
Ressources (on remercie Olivier Cazabat):
La médiathèque numérique culturelle
ancien logis abbatial actuellement maison
Inventaire Général - Architecture
ancien logis abbatial actuellement maison
Référence : IA65010346
Département : Hautes-Pyrénées
Type de document : Inventaire Général - Architecture
tous sains et saufs, ce qui est très important, ils sont très motivés, il y en a quatre maintenant, mais la liste est en cours de mise à jour